Ce qu’il faut retenir

La RC exploitation vise les accidents de la vie courante de l’entreprise ; la RC professionnelle vise les conséquences d’une erreur dans la prestation. Un invité qui chute sur un câble relève plutôt de l’exploitation. Des photos perdues ou un montage livré avec une erreur relèvent plutôt de la responsabilité professionnelle. Les deux doivent être vérifiées séparément dans le contrat.

Le test simple : accident autour de la mission ou erreur dans la mission ?

Imaginez la journée d’un photographe de mariage. Pendant l’installation, un pied d’éclairage raye le parquet du domaine : le dommage naît de l’organisation matérielle de l’activité. Après l’événement, une carte mémoire corrompue empêche la livraison d’une partie des images : le dommage est lié au résultat attendu de la prestation.

  • Un visiteur trébuche sur un câble au studio

    Garantie à vérifier en priorité : RC exploitation

    Point de lecture : Dommages corporels pendant l’activité

  • Un trépied endommage un meuble chez le client

    Garantie à vérifier en priorité : RC exploitation

    Point de lecture : Biens de tiers et biens confiés

  • Des rushes sont perdus avant livraison

    Garantie à vérifier en priorité : RC professionnelle

    Point de lecture : Dommages immatériels et sauvegardes

  • Une vidéo utilise une musique sans licence suffisante

    Garantie à vérifier en priorité : RC professionnelle

    Point de lecture : Propriété intellectuelle et exclusions

  • Un appareil personnel tombe et se casse

    Garantie à vérifier en priorité : Assurance matériel

    Point de lecture : Ce n’est pas un dommage causé à un tiers

Pourquoi un intitulé « RC Pro » ne suffit pas

Sur le marché, certains contrats regroupent RC professionnelle et RC exploitation ; d’autres rendent l’exploitation optionnelle ou lui appliquent une territorialité différente. Un résumé commercial ne permet donc pas de conclure. Il faut retrouver les deux garanties dans les conditions particulières et leurs définitions dans les conditions générales.

Vérifiez aussi les sous-limites. Un plafond global élevé peut coexister avec un plafond beaucoup plus bas pour les fichiers, les biens confiés ou les atteintes à la vie privée. La franchise peut, elle aussi, varier selon la nature du dommage.

Trois zones grises fréquentes

Le lieu loué pour un shooting

Un local loué pour quelques heures peut relever des dommages aux locaux occupés, de la RC exploitation ou d’une extension spécifique. Lisez le contrat de location : il peut imposer une renonciation à recours ou un montant minimal.

L’objet confié à photographier

Un bijou, un véhicule ou une œuvre n’est pas un simple meuble du client. Les biens confiés sont souvent limités, exclus ou soumis à un plafond dédié. Déclarez leur valeur maximale, y compris pendant le transport.

Le freelance qui vous accompagne

Le fait qu’un assistant ou un cadreur possède sa propre RC ne règle pas automatiquement votre responsabilité envers le client. Le contrat principal, le lien de subordination éventuel et la mission confiée doivent être cohérents.

Audit express de votre contrat

  1. Surlignez les définitions de « responsabilité civile professionnelle » et « responsabilité civile exploitation ».
  2. Notez pour chacune le plafond, la franchise et la zone géographique.
  3. Recherchez « immatériel non consécutif », « biens confiés », « locaux occupés » et « propriété intellectuelle ».
  4. Comparez ces clauses à trois missions réellement réalisées cette année.
  5. Demandez une confirmation écrite pour chaque écart.

La page assurance photographe et vidéaste permet de présenter ces expositions avant une étude. Aucune garantie ne peut être confirmée sans les conditions du contrat retenu.

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