Ce qu’il faut retenir

Un bon inventaire relie chaque bien à une preuve de propriété, un numéro de série, une valeur actuelle et une photo. Il doit être stocké ailleurs que dans le sac photo et mis à jour à chaque achat, vente ou location. C’est le document qui réduit les discussions au moment d’un vol, d’une casse ou d’un incendie.

Les huit colonnes utiles

  • Catégorie

    Exemple : Boîtier, objectif, son, lumière, informatique

    Preuve associée : Photo d’ensemble

  • Marque et modèle

    Exemple : Référence exacte

    Preuve associée : Facture ou fiche produit archivée

  • Numéro de série

    Exemple : Recopié et photographié

    Preuve associée : Gros plan lisible

  • Propriétaire

    Exemple : Personne, société, loueur

    Preuve associée : Facture ou contrat de location

  • Date d’acquisition

    Exemple : JJ/MM/AAAA

    Preuve associée : Facture, relevé ou acte de cession

  • Prix payé

    Exemple : Montant TTC ou HT selon comptabilité

    Preuve associée : Justificatif de paiement

  • Valeur de remplacement

    Exemple : Prix actuel documenté

    Preuve associée : Capture ou devis daté

  • Statut

    Exemple : Actif, vendu, prêté, loué

    Preuve associée : Date de sortie ou contrat

Une méthode de 30 minutes qui tient dans le temps

  1. Videz le sac et regroupez les biens par famille.
  2. Photographiez chaque équipement avec son numéro de série.
  3. Nommez les fichiers avec une convention stable, par exemple `objectif-modele-serie`.
  4. Associez facture, preuve de paiement et éventuel acte de cession.
  5. Renseignez la valeur de remplacement, distincte du prix historique.
  6. Exportez une copie en PDF et une version modifiable.
  7. Stockez une copie chiffrée hors du domicile ou du studio.

L’inventaire rangé uniquement sur l’ordinateur volé avec le matériel ne sert plus au moment critique. Prévoyez au moins une copie séparée et testez son accès.

Matériel d’occasion, cadeau ou achat ancien

L’absence de facture d’origine ne signifie pas automatiquement qu’un bien est impossible à assurer, mais elle complique la preuve. Réunissez l’acte de cession, la conversation de vente, le relevé de paiement, des photographies datées et, si possible, une attestation du vendeur. Demandez avant souscription quels justificatifs seront acceptés au sinistre.

Pour une acquisition ancienne, conservez aussi une estimation actuelle. La valeur déclarée doit suivre la règle du contrat : prix d’achat, valeur de remplacement ou valeur agréée ne sont pas interchangeables.

Éviter la sous-assurance

Le total de l’inventaire doit être comparé au capital assuré. Certains contrats appliquent une règle proportionnelle si la valeur réelle est supérieure au capital déclaré. D’autres prévoient une tolérance pour les acquisitions récentes, à régulariser à l’échéance. Dans tous les cas, une mise à jour trimestrielle évite qu’un nouvel objectif reste invisible.

Le dossier prêt à envoyer en cas de sinistre

  • version de l’inventaire datée avant le sinistre ;
  • factures et preuves de paiement ;
  • photos des numéros de série ;
  • circonstances précises et chronologie ;
  • photos des dommages ou dépôt de plainte en cas de vol ;
  • devis de réparation ou de remplacement, sans jeter le bien.

Pour aligner cet inventaire avec le capital et les scénarios couverts, utilisez la page assurance photographe et vidéaste. Seul le contrat retenu détermine les justificatifs et le calcul applicables.