Ce qu’il faut retenir
Pour un shooting aux USA ou au Canada, « monde entier » ne suffit pas. Vérifiez à la fois le pays où vous travaillez, le droit applicable, la juridiction d’une éventuelle réclamation et les plafonds. Beaucoup de contrats traitent l’Amérique du Nord séparément.
Les quatre lignes à obtenir par écrit
- La mission elle-même est-elle autorisée dans le pays et pour cette durée ?
- La RC répond-elle devant les juridictions américaines ou canadiennes ?
- Les dommages immatériels, droits à l’image et propriété intellectuelle y sont-ils couverts ?
- Le matériel reste-t-il garanti pendant transport, séjour et stockage ?
Lisez aussi le contrat du client
Les contrats nord-américains peuvent demander des plafonds élevés, une attestation spécifique, l’ajout du client comme assuré additionnel ou une clause d’indemnisation large. Ne signez pas ces engagements sans les transmettre au conseiller : votre police française peut ne pas les reprendre.
Exemple de décalage
Le matériel est garanti mondialement, mais la RC exclut les réclamations introduites aux États-Unis. Le voyage est donc assuré contre le vol du sac, pas contre une action du client américain liée à la prestation. Seule une lecture des deux volets révèle cette différence.
Dossier à préparer
- dates, États ou provinces et adresses de travail ;
- contrat client et exigences d’assurance ;
- chiffre d’affaires de la mission et type de livrable ;
- liste et valeur du matériel propre ou loué ;
- équipe, sous-traitants et activités particulières.
Présentez ce dossier avant de réserver dans le cadre de votre assurance photographe ou vidéaste. Une extension accordée après le départ ne corrigera pas nécessairement une exposition déjà née.







