Le guide complet, concret et sans langue de bois pour comprendre ce que les assureurs attendent vraiment

Si tu es chauffeur VTC, il y a un moment où tu te prends le mur :
👉 “Il nous faut 36 mois d’assurance justifiables.”

Et là, beaucoup décrochent.
Pas parce qu’ils n’ont pas conduit.
Mais parce qu’ils ne savent pas prouver correctement leur expérience de conduite.

On va poser les bases, aller en profondeur, expliquer les mécanismes assureurs, les documents, les cas particuliers, les erreurs fréquentes, et surtout comment transformer un dossier bancal en dossier assurable.


Clarifions immédiatement un point clé (et arrêtons une confusion massive)

Ce n’est PAS l’administration qui demande 36 mois
Ce sont les assureurs

Pourquoi c’est fondamental de le comprendre ?
Parce que l’objectif n’est pas réglementaire, mais assurantiel.

Un assureur ne raisonne pas en :

  • carte VTC

  • statut juridique

  • ancienneté administrative

Il raisonne en une seule chose :
👉 le risque conducteur


Pourquoi les assureurs exigent-ils 36 mois d’assurance ?

La question n’est jamais :

“Depuis quand êtes-vous chauffeur VTC ?”

La vraie question est :

“Depuis combien de temps conduisez-vous de manière assurée, sans sinistre majeur, avec une continuité suffisante pour que nous puissions prédire votre comportement futur ?”

Les 36 mois servent à mesurer :

  • ton habitude de conduite

  • ta capacité à éviter les sinistres

  • ta stabilité assurantielle

  • ton niveau de risque financier

Un chauffeur qui conduit depuis 3 ans sans accident coûte statistiquement beaucoup moins cher qu’un conducteur récent ou mal documenté.

👉 Les 36 mois sont donc un seuil de confiance.


Être assuré ≠ pouvoir justifier son assurance

C’est là que 70 % des dossiers échouent.

Beaucoup de chauffeurs disent :

“Mais j’ai toujours été assuré.”

Très bien.
Mais l’assurance fonctionne à la preuve écrite, pas à la parole.

Pour un assureur :

  • ce qui n’est pas documenté

  • ce qui n’est pas daté

  • ce qui n’est pas normalisé

➡️ n’existe pas


Le document central : le relevé d’information

Définition claire et définitive

Le relevé d’information est un document officiel fourni par un assureur auto.
Il retrace l’historique complet de ton contrat et de ta conduite.

C’est :

  • normé

  • reconnu par tous les assureurs

  • opposable

  • standardisé

👉 Sans relevé d’information, aucune expérience n’est exploitable.


À quoi sert réellement le relevé d’information ?

Il permet à un nouvel assureur de :

  • reconstituer ton passé de conducteur

  • vérifier la continuité de ton assurance

  • analyser ton comportement face au risque

  • calculer un tarif cohérent

  • décider d’un accord ou d’un refus

C’est littéralement ton passeport assurantiel.


Que trouve-t-on sur un relevé d’information ?

Un relevé d’information contient généralement :

Informations sur le conducteur

  • nom, prénom

  • date de naissance

  • statut (conducteur principal)

Informations sur le contrat

  • numéro de contrat

  • assureur

  • date de début

  • date de fin (ou en cours)

Informations sur la période couverte

  • dates exactes de couverture

  • usage du véhicule (privé / professionnel / VTC)

Historique de sinistres

  • sinistres responsables

  • sinistres non responsables

  • dates

  • nature des dommages

Indicateurs de risque

  • bonus-malus

  • évolution du coefficient

  • éventuelles résiliations

👉 Ce document résume ton comportement de conducteur sur plusieurs années.


Les 36 mois : une période glissante, pas symbolique

C’est un point crucial, souvent mal compris.

Les assureurs demandent :

  • 36 mois consécutifs

  • couvrant les 3 dernières années à partir de la date du jour

Exemple concret

📅 Nous sommes le 15 janvier 2026

Les 36 mois exigés doivent couvrir :
➡️ du 15 janvier 2023 au 15 janvier 2026

❌ 2018–2021 : inutile
❌ 3 années non consécutives : refus
❌ périodes avec trou : refus

👉 La continuité est non négociable.


Peut-on constituer 36 mois avec plusieurs assureurs ?

Oui. Et c’est extrêmement fréquent.

Changer d’assureur n’est absolument pas un problème.

Ce qui compte :

  • que chaque période soit couverte

  • que les dates s’enchaînent

  • que chaque période soit prouvée par un relevé

Exemple réaliste

  • Assureur A
    Relevé du 01/01/2023 au 30/06/2024

  • Assureur B
    Relevé du 01/07/2024 au 15/01/2026

➡️ 36 mois continus
➡️ Dossier recevable
➡️ Aucun impact négatif


Les erreurs qui font refuser un dossier (et qui sont évitables)

1. Confondre attestation et relevé d’information

  • une attestation prouve que tu es assuré à un instant T

  • un relevé prouve ton historique

👉 Les attestations ne remplacent jamais un relevé.


2. Avoir un trou d’assurance

Même :

  • 15 jours

  • 1 mois

  • une “pause volontaire”

➡️ rupture de continuité
➡️ les 36 mois repartent de zéro


3. Fournir des documents incomplets

  • relevé sans dates claires

  • relevé sans usage du véhicule

  • relevé illisible

👉 Ce sera refusé, même si le fond est bon.


L’ancien assureur est-il obligé de fournir le relevé ?

👉 Oui. Obligatoirement.

C’est une obligation légale.

Même si :

  • le contrat est terminé

  • tu as changé d’activité

  • tu n’es plus client

  • le contrat date de plusieurs années

Un refus = non-conformité réglementaire.


Ce que beaucoup ignorent : le rôle de l’intermédiaire

Récupérer des relevés, les vérifier, les assembler, les rendre cohérents…
👉 c’est un métier

Chez MENELEAS, nous faisons exactement cela.

Si tu nous donnes :

  • le nom de ton ancien assureur

  • éventuellement ton ancien numéro de contrat

👉 nous pouvons récupérer le relevé pour ton compte, directement.

Résultat :

  • moins d’erreurs

  • moins de refus

  • dossier structuré


Et si tu n’as PAS 36 mois justifiables ?

C’est là que beaucoup abandonnent à tort.

La réalité du marché

Tous les contrats n’exigent pas strictement 36 mois.

👉 Certains produits acceptent :

  • 12 mois d’antécédents professionnels

  • à condition que l’expérience de conduite soit réelle


Qu’est-ce qu’un antécédent professionnel reconnu ?

Par exemple :

  • chauffeur de bus

  • chauffeur routier

  • chauffeur salarié dans une société de taxi

  • conducteur professionnel en transport/logistique

Ce qui compte :

  • que tu aies conduit dans un cadre professionnel

  • que cette conduite soit assurée

  • que ce soit documentable


Quelles preuves sont acceptées dans ce cas ?

Selon les situations :

  • relevé d’information

  • attestation employeur

  • contrat de travail

  • justificatif d’assurance flotte

  • documents combinés

👉 Ce n’est pas automatique, mais c’est souvent suffisant.


L’anecdote de Tufayel, expert en assurance

« Un chauffeur m’a appelé complètement découragé. Trois refus d’assureurs. Il pensait ne pas être assurable. En réalité, il avait 10 ans de conduite… mais comme salarié dans une entreprise de transport. Aucun assureur ne lui avait posé les bonnes questions. On a reconstitué son historique professionnel, récupéré les preuves d’assurance flotte, et il a été assuré en moins d’une semaine. Le problème n’était pas son profil, mais la lecture de son parcours. »
Tufayel, expert en assurance chez MENELEAS

👉 En assurance, le contexte mal expliqué vaut un mauvais profil.


Ce qu’il faut retenir (version longue et honnête)

  • Les 36 mois sont une exigence assureur, pas administrative

  • L’objectif est d’évaluer ton risque conducteur

  • Le relevé d’information est la pièce maîtresse

  • Les 36 mois doivent couvrir les 3 dernières années glissantes

  • Plusieurs assureurs = aucun problème

  • Un ancien assureur doit fournir le relevé

  • Des alternatives existent si tu as une expérience professionnelle

  • Un dossier mal présenté peut être refusé même avec une bonne expérience


Ce qu'il faut retenir en tant que chauffeur VTC

Si tu es chauffeur VTC et que ton dossier bloque :

  • ce n’est pas forcément ton profil

  • ce n’est pas forcément ton expérience

  • c’est souvent la manière dont elle est prouvée

👉 La différence entre un refus et une acceptation tient parfois à un seul document bien récupéré.

Et ça, c’est exactement là que se joue la vraie valeur d’un accompagnement sérieux.